Leçon n°7 : introduction à la cinétographie Laban : LES SIGNES D'AMPLITUDE
Généralité

Par défaut, un déplacement du corps en entier ou d'une partie du corps est toujours entendu comme un déplacement d'amplitude normale :

  • Faire un pas en avant ou dans n'importe quelle autre direction, c'est faire un pas d'amplitude normale ;

  • Pencher le tronc en avant ou l'incliner sur un côté, c'est le pencher ou l'incliner avec sa longueur naturelle inchangée ;

  • Déplacer un bras ou une jambe dans une direction quelconque, c'est le faire avec toute la longueur du bras ou de la jambe, c'est-à-dire avec un bras ou une jambe tendu (sans hypertension cependant).

Souvent, nous avons besoin de moduler nos mouvements en terme d'amplitude :

  • Faire de petits ou de grands pas ;

  • Raccourcir (fléchir) ou allonger (tendre plus fermement) un bras ou une jambe.

Fermer les yeux, serrer un poing, faire un saut en longueur, nécessite également des variations d'amplitude.

Les signes d'amplitudes sont créés à partir de 4 formes de base : 

  1. Le signe de petite amplitude (indiquant un raccourcissement, une flexion, une contraction)

  2. Le signe de grande amplitude (indiquant un allongement, une extension, un étirement)

  3. Le signe de fermeture latérale (l'adduction)

  4. Le signe d'ouverture latérale (l'abduction)

Cette fois encore, ces signes sont déclinables. Les doubler accentue la notion (d'une certaine manière , c'est écrire l'information 2 fois!), des points permettent de nuancer, de graduer chaque notion. Cela donne la plupart du temps une possibilité de 6 degrés :

De "petit" à "le plus petit possible" : on raccourcit la distance entre deux extrémités.

De "grand" à "le plus grand possible" : on augmente la distance entre deux extrémités.

Comme on ne peut souvent pas augmenter autant qu'on peut raccourcir, on n'utilise souvent que le premier et le quatrième signe, indiquant respectivement "grand" et "très grand".

De "ouvert" à "le plus ouvert possible" : on écarte la distance entre deux extrémités (les doigts essentiellement).

Ici "resserré" et "très resserré" : les deux degrés usuels lorsqu'on effectue un resserrement latéral de la main ou des lèvres.

Une autre variation des signes d'amplitude permet d'indiquer une contraction et une extension en trois dimensions (fermer ou ouvrir un poing, fermer ou ouvrir la bouche dans toutes les directions)  selon le même principe :

Les 6 degrés de contraction en trois dimensions et les 2 degrés d'extension.

Enfin, un dérivé du signe de petite amplitude permet d'indiquer un enroulement (des doigts ou de la colonne vertébrale) :

Les 6 degrés d'enroulement.

Comment sont écrit les signes d'amplitude dans une partition?

La plupart du temps, les signes d'amplitude sont placés juste avant le signe de direction. Comme en cinétographie, la longueur d'une information est proportionnelle au temps, les signes d'amplitude (comme les signes de corps d'ailleurs) sont inclus dans la durée. Les deux exemples ci-dessous nous montrent la levée du bras droit sur le côté droit - niveau moyen (à l'horizontal) en trois temps, puis le même mouvement avec une amplitude plus petite (le bras se lève toujours sur le côté à l'horizontal, mais il est cette fois un peu fléchi (la main reste au même niveau que l'épaule, c'est la distance entre les deux qui a été modifiée) :

Ill-web-CNEM-ht-de-page.png

© 2020. Créé avec Wix.com